• ... Obtient la certification FSSC 22 000 reconnue par GFSI.

  • Fruit d’Or distribue ses produits sur tous les continents

  • Le froid aide à développer la couleur caractéristique de la canneberge

  • ... a diminué sa consommation d’eau de 13 %

  • ... a réduit sa consommation électrique de 16 % en 2009

Certifications


Chez Fruit d’Or, la qualité de nos produits est l’une de nos valeurs motrices. Dans le but d’assurer à notre clientèle une sécurité alimentaire maximale et un système de traçabilité efficace, nous offrons des produits répondant à des certifications alimentaires mondialement reconnues.

FSSC 22000

Approuvée par le GSFI (Global Food Safety Initiative), FSSC 22000 est système de management en matière de sécurité des aliments basé sur la norme ISO 22000: 2005 et sur les programmes prérequis, BSI PAS 220 qui permettent de mieux gérer et de garantir la sécurité des produits alimentaires.


Production

Produits biologiques

Le Québec est l’une des régions les plus dynamiques actuellement en ce qui a trait au développement de la culture de la canneberge. Les terres utilisées pour cultiver cette plante sont les plus pauvres et sont souvent laissées de côté par l’agriculture traditionnelle. Ces terres sont composées de sable pur et acide comme on en retrouve beaucoup au Québec. Chaque printemps, et jusqu’à la mi-juillet, de nouveaux champs sont plantés par des producteurs établis et quelques nouveaux venus. Fruit d’Or a la chance d’avoir accès à cette ressource et s’approvisionne presque exclusivement de producteurs du Québec. Voici un portrait du mode de production de nos producteurs fournisseurs.

Les champs de canneberges sont inondés dès qu’on annonce plusieurs jours de gel à des températures sous les -10° Celsius.


Tous ne s’accordent pas sur la raison de cette pratique, mais son utilité est incontestée. Certains disent que c’est pour protéger contre les froids extrêmes. En conservant les tiges dans la glace, la température demeure plus constante et n’atteint pas les froids polaires de l’air hivernal.

L’autre hypothèse s’inscrit presque à l’opposé. En effet, certains croient qu’en glaçant les champs, la température froide traverse mieux la glace que la neige et contribue ainsi à cesser complètement l’activité métabolique de la plante. Ainsi, la plante dort tout l’hiver et ne risque pas de manquer d’oxygène sous la neige.

En considérant les deux hypothèses, on en vient à la conclusion que la glace sert à refroidir les plantes tout en lui évitant tout contact avec les froids intenses.

La glace a aussi comme utilité de permettre le passage de la machinerie servant au sablage des champs. Cependant, même si les champs ne sont pas sablés tous les ans, la glace, elle, est faite systématiquement.

On ajoute du sable aux champs de canneberges tous les trois à cinq ans.


Les champs de canneberges ont une durée de vie quasi infinie lorsqu’ils sont bien entretenus. Par contre, leur croissance s’effectue majoritairement en ligne droite, sur une seule tige, celle-ci longeant le sol. Donc, après quelques années de croissance, l’extrémité de la tige, où les fruits se trouvent, s’éloigne grandement des racines, rendant le transport de l’eau et des fertilisants des racines vers les fruits moins efficace.

Pour pallier cette situation, les producteurs appliquent une légère couche de sable, allant d’un à deux centimètres, sur la glace. Au printemps, lorsque la glace fond, le sable se dépose uniformément au fond et enterre la partie du tronc qui longe le sol. De nouvelles racines se forment tout le long de la partie enterrée et l’extrémité des tiges se rapproche ainsi des racines. Cette opération est répétée tous les trois à cinq ans.

Les cannebergières du Québec sont en très grande majorité conçues pour fonctionner en circuit fermé.


Cette particularité unique à la culture de la canneberge permet de capter l’eau de pluie et de la fonte des neiges afin de la diriger, par l’entremise du drainage souterrain et des fossés, vers un bassin d’accumulation. Cette eau est ensuite pompée vers un réservoir d’accumulation. Ces réservoirs contiennent la quantité d’eau nécessaire à l’irrigation et à l’inondation des champs lors de la récolte automnale. Elle permet également la glaciation des champs l’hiver venu. Un grand pourcentage de l’eau utilisée lors de ces étapes de production est réacheminé vers le réservoir d’accumulation, de là l’expression « circuit fermé ».

Contrairement à la croyance populaire, l’eau ne demeure pas dans les champs durant la saison de croissance. La culture ne nécessite de grandes quantités d’eau qu’à deux moments de l’année pour l’inondation. Les seules pertes d’eau significatives proviennent de l’évaporation et de la transpiration des plants de canneberges.

Lorsqu’il pleut trop, il arrive que les bassins d’accumulation excèdent leur capacité, obligeant les producteurs à laisser s’écouler l’eau vers les cours d’eau environnants. En réaction à des études concernant la charge polluante des eaux de rejet des cannebergières, les producteurs vont même, depuis quelques années, jusqu’à s’assurer qu’ils puissent conserver l’eau sur la ferme lors de la période de fertilisation et d’application des produits phytosanitaires. Ainsi, ces produits sont dégradés et sédimentés sur le site de production au lieu d’être rejetés avec les eaux en surplus. L’impact environnemental des fermes devient donc très faible.

La canneberge, comme les autres arbres fruitiers, est vivace.


Une fois planté, un champ de canneberges bien entretenu a une durée de vie presque éternelle. La plante étant rampante, il est nécessaire de la tailler pour conserver une densité de feuilles et de tige optimale et ainsi récolter des fruits plus gros, plus rouges et exempts de pourriture.

Bien qu’indigènes au Québec, les nouvelles pousses du printemps et les fruits de la canneberge sont susceptibles d’être affectés par les gels de notre climat.


Dans des conditions naturelles, la plante survit à des épisodes de gel, mais ne produit que très peu, voire aucun fruit à la suite de ces évènements. Les producteurs doivent donc équiper leurs champs de systèmes de gicleurs permettant de protéger contre ces gels en appliquant un faible débit d’eau par aspersion lors des nuits atteignant le point de congélation. Selon les saisons, la quantité et l’intensité de ces actions protectrices varient grandement, allant de la quasi-absence d’interventions, à plus de 40 lors d’hivers plus rigoureux. Un fruit mûr peut tolérer des températures allant jusqu’à -5 °C sans subir de dommage grâce à l’accumulation de sucre qui abaisse son point de congélation.

Les producteurs ont accès à des chartes leur permettant de démarrer la protection au moment optimal. En effet, le froid aide à développer la couleur caractéristique de la canneberge. Il ne faut donc pas démarrer trop vite si on veut que le fruit ait une belle couleur rouge. De plus, chaque minute d’irrigation de moins constitue une économie d’énergie et un bon geste pour l’environnement.

Le principal ravageur de la canneberge est la chenille.


Dès le début mai, un club d’encadrement technique formé d’agronomes spécialisés dans la culture de la canneberge amorce les opérations de dépistages des chenilles. À l’aide de filet, de pièges et d’observations visuelles, ceux-ci peuvent déterminer précisément les taux d’infestation de chaque champ et ainsi donner des recommandations adaptées à chaque situation. La quantité de produits phytosanitaires utilisés est donc grandement réduite sur de nombreux sites où la pression des ravageurs est faible.

Les fermes de canneberges du Québec sont conçues pour permettre l’application des fertilisants à n’importe quel moment sans endommager les plantes.


L’aménagement d’une digue surélevée au pourtour de chaque champ d’une superficie moyenne d’un à trois hectares permet de faire l’application de fertilisants sans endommager les plantes en plus de permettre l’inondation des champs. La canneberge est une plante peu gourmande qui nécessite un suivi très rigoureux de la fertilisation. Contrairement à la majorité des cultures qui reçoivent l’azote nécessaire à leur croissance en une ou deux doses, les producteurs de canneberges fractionnent souvent ces applications en quatre à cinq traitements. De plus, la quantité totale d’azote appliquée est généralement deux fois moins importante que dans la culture du maïs par exemple.

Pourquoi en est-il ainsi?

Parce que si la canneberge reçoit trop de fertilisant, elle tend à cesser la production de fruits pour encourager la production de feuillage. Dans des conditions trop clémentes, la canneberge ne ressent pas l’urgence de se reproduire pour sauver son espèce. Il faut donc simuler des conditions difficiles et pauvres pour stimuler sa reproduction via la production de fruits. Le même phénomène survient avec l’apport en eau. Si elle reçoit trop d’eau, elle produit une quantité moindre de fruits, alors qu’en condition sèche, elle produit à son plein potentiel.

Un mètre carré de superficie cultivée en canneberges peut contenir jusqu’à 10 000 fleurs.


Une ferme moyenne de 30 hectares contient 3 milliards de fleurs. Les producteurs québécois privilégient les abeilles domestiques pour la pollinisation de ces fleurs. Ils installent donc en moyenne cinq ruches par hectares. Sachant qu’une ruche contient environ 40 000 abeilles, ce sont 6 millions d’abeilles qui feront ce travail. Chaque abeille devra visiter 500 fleurs, et ce, dans un délai d’environ trois semaines.

Les producteurs ont avantage à ne pas trop irriguer la canneberge pour encourager la production de fruits.


Des études ont démontré que dans les champs retenant fortement l’eau, les rendements étaient moins appréciables, ce qui a convaincu une majorité de producteurs de s’équiper d’instruments pour vérifier en direct, à tout moment de la journée, l’humidité du sol. Comme ils laissent la plante évoluer dans un milieu aride pouvant à tout moment être trop sec et faire flétrir la plante, l’état du sol doit être assidûment surveillé.

La quantité de fleurs présente durant une saison de production est déterminée par la qualité des bourgeons formés lors de l’année précédente.


En effet, suite à la période de grossissement intense des fruits, la plante amorce la formation des bourgeons qui écloront l’année suivante. La formation de ces bourgeons est encouragée par des conditions relativement sèches, chaudes et pauvres en éléments fertilisants. Les fins de saison permettant ces conditions sont un prélude à une bonne production l’année suivante.

La culture de la canneberge est une culture nécessitant une importante infrastructure de fossés, drains, digues, lacs et chemins ainsi que de nombreuses machineries spécialisées et uniques à cette production.


Lorsque la fertilisation et les traitements phytosanitaires sont terminés, les producteurs entament l’entretien de la ferme. Les digues et fossés sont enherbés pour éviter l’érosion et nécessitent une tonte régulière. Les sorties de drains sont nettoyées. Les fossés sont dégagés des dépôts et herbes accumulés. Les machineries sont inspectées et mises à niveau pour être fin prêtes à leur prochaine utilisation.

Fruit d’Or offre à ses producteurs un service d’évaluation de leurs rendements un mois avant la récolte prévue pour octobre.


Cette façon de faire aide les producteurs à mieux planifier les volumes attendus et le personnel nécessaire. Fruit d’Or est en mesure de prévoir les volumes totaux qui attendent les producteurs et ainsi planifier le matériel nécessaire et l’espace d’entreposage requis afin de conserver toutes ces canneberges au congélateur.

L’étape de la récolte de la canneberge est, sans contredit, l’étape de la production la plus connue et la plus spectaculaire.


Lors de la récolte, les champs sont inondés avec l’eau accumulée dans les réservoirs de la ferme. La première étape consiste à faire monter environ 20 centimètres d’eau dans les champs. On utilise ensuite une machinerie appelée batteuse pour décrocher les fruits des plants. Puis, on ajoute une dizaine de centimètres d’eau supplémentaires afin que les canneberges se détachent complètement de leur tige et puissent partir à la dérive. C’est à ce moment qu’on procède à la cueillette avant de transférer l’eau vers le champ suivant qui sera récolté à son tour. Cette façon de faire permet une récupération de l’eau et une conservation de celle en réserve.

Le battage des fruits ne porte peut-être plus aussi bien son nom qu’avant.


Il y a à peine cinq ans, la batteuse était effectivement la seule machinerie utilisée pour rompre l’attache (le pédoncule) entre la tige et la canneberge. Cette batteuse est constituée de rouleaux fouettant les tiges surélevées par les fruits encore attachés qui tentent de flotter. Une fois détachées, les canneberges flottent grâce aux quatre alvéoles remplies d’air qui les composent et cela permet aux fruits de ne pas se faire écraser sous les pneus de la machinerie.

Le désavantage de la batteuse est sa lenteur. Il faut prévoir une personne à temps plein sur cette machine pour fournir les autres étapes de la récolte, alors que de nouvelles machineries simplement constituées de barres de métal, installées parallèlement à la surface du sol inondé, décrochent les canneberges de façon tout aussi efficace, mais quatre fois plus rapidement.

Lorsque les canneberges ont été décrochées des plants par le battage, on ajoute de l’eau jusqu’à ce qu’il y en ait légèrement au-dessus des plants et les fruits se mettent à dériver.


À ce moment, les canneberges sont retenues par des estacades qui servent à les diriger vers l’ouverture d’une pompe qui déplace les fruits vers des camions de transport. Cette technique permet de récolter en moyenne 100 000 kilogrammes de canneberges par jour avec une équipe d’environ six à dix personnes. Pour amasser la même quantité avec des cueilleurs, il faudrait sans doute près de 500 cueilleurs par jour et les maux de dos les rendraient peu à peu moins efficaces. Cela explique donc pourquoi cette technique est maintenant la norme.

Une fois les fruits dans les camions, Fruit d’Or prend la relève.


Nous acheminons les camions vers une de nos quatre installations de nettoyage. Ces installations de nettoyage sont situées à des endroits stratégiques qui font en sorte que nos fruits voyagent en moyenne aussi peu que 13 km pour atteindre l’étape du nettoyage. À ces endroits, nous accumulons les fruits de chaque producteur séparément pour assurer une traçabilité complète. Les canneberges sont séparées de tout débris et fruits non conformes par diverses étapes de triage mécanique. Ils sont ensuite placés dans des boîtes contenant environ 500kg de canneberges chacune et ces canneberges sont placées au congélateur où elles patienteront pour être transformées en canneberges séchées, en jus, en poudre, en purée ou en concentré.